Moyen Orient

L’Asie ! Je suis en Asie…

A larges bouffées je respire cet air nouveau… Odeur de poussière et de crasse et je regarde derrière moi brûler les milliers de feux qui illuminent l’ancienne Constantinople, la faisant ressembler à un immense gateau d’anniversaire flottant sur le Bosphore, un gateau que s’offrirait la Turquie pour fêter son trois millième anniversaire… Car à l’époque où les ancêtres des Gaulois chassaient encore les bêtes à coups de pierres, les Hittites eux, construisaient déjà des palais dorés et entretenaient une importante cour où les arts et les lettres étaient les principaux sujets de conversation. “Civilisations souvenez-vous que vous êtes mortelles”, voilà une maxime sur laquelle l’Asie semble avoir peu médité et l’Europe aussi…

Ma première nuit asiatique, je la passe dans une station-service Shell. C’est un lieu sûr et le pompiste pousse même le luxe jusqu’à m’offrir à boire et à manger.

Dès le lendemain matin, je pars à la découverte des merveilleux paysages de la Mer Noire et de la Marmara : le cadre est souvent d’une si grande beauté, que j’ai envie d’y planter ma tente et de m’y laisser vivre. Mais Saïgon est encore bien loin…

Après quatre cent kilomètres d’une route encore acceptable, je vois apparaître les murs du vieux nid d’aigle dAngora, aujourd’hui capitale de la Turquie sour le nom d’Ankara. Au centre de ce plateau désertique, aucun facteur faborabe au développement d’une capitale, rien excepté la volonté d’un titan nommé Mustapha Kémal.

“Depuis plus de cinq cents ans, les règles et les théories d’un vieux cheick arabe ainsi que les interprétations abusives de dizaines de générations de prêtres crasseux et ignards, ont fixé en Turquie tous les détails de la vie civile, réglant les moindres faits et gestes de la vie de chaque citoyen, jusqu’à ses pensées les plus intimes. L’Islam, cette théologie absurde d’un bédouin immoral, est un cadavre putréfié qui empoisonne nos vies”, telles furent les terribles paroles d’Ataturk à propos de la religion musulmane.

La révolution kémaliste ébranla toutes les coutumes et les préjugés ancestraux de la Turquie. La tâche était immense, mais aujourd’hui on peut considérer la partie comme gagnée, du moins dans les grands centres.

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