Road-trip en Asie

Le monde sous un regard (dé)bridé

Kratie, soif étanchée à l’ordinaire

A faible vitesse, le grand parcours se fait dans un Cambodge du nord,

Bandeau autour de la tête et sac Kerrymore attaché au porte-bagage.

Autour de moi, des terres brûlées et des enfants qui me saluent sur mon passage,

Je me sens adulé comme jamais, motard repeint à la feuille d’or.

Le Mékong reflète les dernières bouffées du jour,

Deux mille kilomètres que rien ne change,

L’impétueux garde son visage d’ange,

Je suis toujours charmé par ses reflets velours.

Dans les rues de Kratie, petites et odorantes, l’humeur se fait Indienne.

Le marché de jour s’éteint et les étales se couvrent paisiblement,

Au centre de méditation on ne pense à rien sous des auvents.

Buddha est là qui veille et la colline de Tuol Svay la nuit tombant se fait mienne…

Portraits de bonzes : grands sourires et lueurs oranges,

Beautés veillies et burinées,

Familles emplissant la rue, unies et apaisées,

L’humanité est belle sans la modernité qui la démange.

La solitude est grande mais cette vie goûtue est sublime.

Fier comme un pape, peigné comme un routard,

Je fais route vers l’inconnu sans fard et sans miroir,

Soif étanchée à l’ordinaire, je ne connais plus le mot déprime !

2 Responses to “Kratie, soif étanchée à l’ordinaire”

  1. mamijo dit :

    Mon super Did !!! Mjo

  2. admin dit :

    Ma super maman. Tu me manques.

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