Kilomètre 654 : milanaise amitié

Pause impromptue dans un Milan déjà noir de nuit au moment de mon arrivée. Via Meravigli, la sonnette retentit sur les coups de vingt-trois heures. Une voix arrondie par cette douce vie Lombarde, fermentée au prosciutto et à la mozzarella di buffala (cette incomparable crème fraîche, à consommer sous les 48h et qui n’a de commun, avec celle de nos supermarchés, que le nom). Cette Italie là, simple et voluptueuse à la fois et qui m’accueille d’un vibrant « si ».

La Via Dante est restée copieusement garnie de ses touristes et locaux en mal de consommation. Les ‘tartuffi » de chez De Santis ont conservé toute leur saveur. Les pâtisseries de chez Marchiesi enfin, sont plus appétissantes encore. Un Milan presque familier…

48h plus tard, temps de récupérer de mon escapade dans les Alpes, de refaire trois fois le monde et quatre fois mon itinéraire, temps de remarquer que les carabinieri ont pris place sur la place que le balcon domine et envoyé le véhicule parmi les repris de justice…

Deux jours et puis repart, fin de l’escale, conclusion du tiré-à-part… Les Balkans seront bientôt là, après Venise, quand le compas indiquera plein sud. En laissant la commune de Monza derrière moi, je réalise la chance qui est mienne. On ne remercie jamais assez ceux qui nous accueillent et nous font sentir comme chez nous, quelque soit l’heure ou quelque soit l’humeur. Que le refuge en question se trouve à plus de mille kilomètres des bases, dans un pays étranger et l’idée n’en est que plus appréciable. On ne les remercie jamais assez parce que le temps file trop vite – trop pressés, trop occupés. Ce sont pourtant de petits détails qui donnent un sens à l’existence, de petits détails que la route ne manque pas de vous rappeler.

Grazzie à toi Alé,

L’uomo fonciutto.



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